Warning: Undefined variable $ub in /home/lecoju5623/public_html/wp-content/plugins/advanced-page-visit-counter/public/class-advanced-page-visit-counter-public.php on line 148

Warning: Undefined variable $ub in /home/lecoju5623/public_html/wp-content/plugins/advanced-page-visit-counter/public/class-advanced-page-visit-counter-public.php on line 160
23e congrès de l’AAEA: l’Afrique de l’eau et de l’assainissement en marche - l'ecojudiciaire
23e congrès de l’AAEA: l’Afrique de l’eau et de l’assainissement en marche

23e congrès de l’AAEA: l’Afrique de l’eau et de l’assainissement en marche

Les travaux 23e congrès de l’Association africaine de l’Eau et de l’Assainissement le 13 février 2026 à Yaoundé ont abouti à des orientations stratégiques claires et structurantes pour l’avenir de l’eau et de l’assainissement sur le continent. Au terme de ces assises, le président de l’AAEA, le Dr Blaise Moussa, par ailleurs Directeur général de la Cameroon Water Utilities Corporation, l’Afrique ne doit plus dépendre de l’impulsion extérieure, mais se doit d’assurer pleinement son leadership en mobilisant des ressources, valorisant ses expertises. Le Président Blaise Moussa qui a passé le relais de l’organisation au Sénégal pour le 24e congrès prévu en 2028 à Dakar, plaide à cet effet pour la reconnaissance institutionnelle de l’AAEA par l’Union Africaine comme organe d’exécution de la conférence des ministres africain en charge de l’eau et de l’assainissement.

Par Destin André Mballa

Le 23e congrès africain de l’eau et de l’assainissement s’est refermé le 13 février 2026 à Yaoundé autour de plusieurs orientations stratégiques, claires et structurantes pour l’avenir de l’eau et de l’assainissement en Afrique. Selon le Directeur exécutif de l’Association africaine de l’Eau et de l’Assainissement, Olivier Gosso, rapporteur général de ces assises, le 23e Congrès a réaffirmé la nécessité d’institutionnaliser une gestion intégrée et résiliente,des ressources en eau. Les Etats et autorités compétentes sont invités à renforcer la protection des bassins versant, à améliorer la croissance, la connaissance des ressources hydriques grâce à des systèmes de modernisations performantes et à des données fiables. Ils sont appelés à intégrer systématiquement l’adaptation climatique dans les planifications sectorielles. Pour le congrès, la sécurisation de la ressource constitue le socle même de la durabilité des services. Sans ressources protégées, il ne peut y avoir de service ferme. Les débats ont également mis en exergue, l’urgence d’accélérer la performance des services d’eau potable. Les opérateurs sont appelés à intensifier la lutte contre le paiement des factures, à moderniser les réseaux à travers la digitalisation et à garantir une qualité d’eau irréprochable notamment dans les zones rurales, périurbaines et vulnérables. A en croire Olivier Gosso, la performance technique n’est pas seulement un indicateur opérationnel, elle est la condition indispensable de la crédibilité financière et de la confiance des usagers.  

Les participants à ce congrès se sont engagés à faire de l’assainissement une priorité sanitaire et une opportunité économique. Les gouvernements et collectivités sont encouragés à inscrire l’assainissement au cœur des politiques budgétaires et territoriales en soutenant la valorisation des sous-produits, la réutilisation des eaux traitées et le développement des chaînes de valeurs locales. L’assainissement doit désormais être considéré comme un investissement structurant, générateur d’emploi, de santé publique, et de valeur environnementale. Il a été également décidé de renforcer la gouvernance, et de mobiliser les financements innovants. La consolidation des cadres réglementaires, l’amélioration de la transparence et le développement du mécanisme de financement public ressource-publique-privé et locale apparaissent comme des conditions essentielles. Par ailleurs, une attention particulière a été portée à l’investissement dans le capital humain et l’inclusion. Etats, opérateurs et partenaires sont appelés à promouvoir la formation continue de leadership féminin, l’intégration des jeunes professionnelles et le partage d’expérience entre pairs. La transformation du secteur ne repose pas uniquement sur les infrastructures et les technologies, mais aussi sur les femmes, les hommes qui les reçoivent, les exploitent et les gouvernent. Les travaux ont confirmé que l’avenir du secteur passe par l’innovation, la donnée et l’intelligence artificielle. L’intégration systématique de la data, de la recherche appliquée, et des outils numérique avancés, doivent permettre d’anticiper les crises, d’optimiser les opérations, de renforcer la qualité de la prise de décision.

Responsabilité collective

Le président de l’AAEA, le Dr Blaise Moussa a souligné à la suite de ce rapport général présenté par le Directeur Exécutif Olivier Gosso que l’heure est la transformation des engagements exprimés lors de ce congrès en politiques publiques renforcées, en investissement structurant et en amélioration concrètes au profit des populations africaines. « Nous demandons aux populations africaines de manifester beaucoup de citoyenneté face aux investissements qui sont faits. Citoyenneté signifie bénéfice de tout ce qui est mis à disposition, mais aussi responsabilité dans l’utilisation de ce qui en ressort. La responsabilité va aussi vers les questions de prises en comptes des changements climatiques qui nous imposent un nouveau paradigme de comportement beaucoup plus responsable. Yaoundé n’est pas une conclusion, Yaoundé est un point de départ, mais surtout une grosse et importante fondation. Que chacun de nous reparte avec la conviction que l’Afrique de l’eau et de l’assainissement est en marche, que l’AAEA est l’un des moteurs essentiels, très humbles et disponible à s’ouvrir à tous les horizons », a-t-il déclaré. Pour celui qui est par ailleurs Directeur général de la Camwater, l’Afrique ne peut durablement dépendre d’impulsion extérieure en matière de l’eau et de l’assainissement. Il lui revient d’assurer pleinement son leadership en mobilisant les ressources, en valorisant ses expertises et tout le sous-secteur de l’eau et de l’assainissement.

Plaidoyer

Lors de la cérémonie de clôture des travaux de ce 23e congrès, le président Blaise Moussa a fait un plaidoyer pour une reconnaissance institutionnelle de l’AAEA par l’Union Africaine comme observateur, mais aussi comme organe d’exécution de la Conférence des ministres chargé de l’eau et de l’assainissement en Afrique. A en croire le président Blaise Moussa, l’AAEA dispose d’une expertise technique reconnue, d’un ancrage opérationnel auprès des opérateurs d’un réseau continental structuré. Il est donc légitime qu’elle soit pleinement mobilisée au service des orientations stratégiques africaines. Une reconnaissance qui selon lui renforcerait à coup sûr la légitimité institutionnelle de l’AAEA, consoliderait son rôle de plateforme continentale et amplifierait sa capacité de plaidoyer. Par ailleurs, l’AAEA à travers ce congrès a affirmé la nécessité d’un ancrage solide de l’AAEA dans les stratégies, les médiations auprès des partenaires techniques et financiers notamment la banque mondiale, la banque africaine de développement, Afreximbank, l’Unicef et bien d’autre pour un avenir qui repose sur des partenaires structurés, équilibrés, et orientés vers des résultats mesurables pour les populations.

Pilier stratégique majeur

Les orientations stratégiques données lors de ce congrès vise un objectif global clair : rendre les services de l’eau et de l’assainissement meilleurs et efficaces. En ce qui concerne l’exposition dans le cadre de ce congrès a constitué un pilier stratégique majeur.  Répartie sur une superficie de 1300 m2, l’exposition du congrès de l’AAEA a rassemblé 104 exposants dans 42 entreprises et institutions africaines. Elle a permis la présentation des solutions technologiques adaptées en réalité, et au congrès scientifique des contextes africains, la démonstration des innovations de pointes en matière de traitement d’eau et d’assainissement de gestions intelligente des données et de la digitalisation des services, la valorisation des savoir-faires, africains aux côtés d’acteurs internationaux, a mis en relation directe et structurée et rationnelle les décideurs publics et partenaires techniques et fournisseur de solution. Cet espace n’a pas été qu’un lieu d’affichage commercial, un laboratoire vivant d’innovation africaine.

CATEGORIES
TAGS
Share This

COMMENTS

Wordpress (0)
Disqus ( )