
Cameroun : l’Etat débloque 16.561.690.681 Fcfa pour développer les chaînes de valeur de l’élevage et de la pisciculture en 2026
C’est ce qui ressort de la session ordinaire du Comité de Pilotage du Projet de Développement des Chaînes de Valeur de l’Elevage et de la Pisciculture (PDCVEP), tenue le 20 janvier 2026 à Yaoundé, sous la présidence du ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales, Dr Taïga, qui a jugé satisfaisant le bilan 2025 de ce projet. Avec cette enveloppe, l’Etat entend moderniser l’appareil de production et diversifier les échanges commerciaux afin de booster la croissance économique, générer les emplois et des revenus substantiels au monde rural.
Par Destin André Mballa
Le ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales (Minepia), Dr Taïga a présidé le mardi 20 janvier 2026 à Yaoundé, une session ordinaire du Comité de Pilotage du Projet de Développement des Chaînes de Valeur de l’Elevage et de la Pisciculture (PDCVEP). Cette session ordinaire était consacrée non seulement au bilan des activités de l’année 2025, mais aussi au lancement de ce projet avec des perspectives pour l’exercice 2026.
Ainsi, pour le compte de l’année 2026, l’Etat du Cameroun à travers le Ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales (Minépia), va consacrer 16.561.690.681 Fcfa (seize milliards cinq cent soixante et un millions six cent quatre-vingt-dix mille cent quatre-vingt-un) TTC pour développer les chaînes de valeur de l’élevage et de la pisciculture. Avec cette enveloppe, l’Etat entend moderniser l’appareil de production et diversifier les échanges commerciaux afin de booster la croissance économique, générer les emplois et des revenus substantiels au monde rural.

Infrastructures
Concrètement, ces fonds alloués au PDCVEP à en croire son coordonnateur national, Dr Aboubakar Njoya, vont permettre d’achever la construction et la réception de 15 marchés de viande dont les travaux sont en cours depuis 2025. D’achever la construction et la réception de 21 centres d’insémination artificielle communautaire, 2 stations piscicoles de production de géniteurs, 3 centres d’embouche bovine situés à Ndokayo, Faro et Jakiri dans les ranchs de la Sodepa, le point d’insémination artificielle de Jakiri toujours dans les ranchs de la Sodepa.
Cette enveloppe va aussi booster de manière significative les travaux de génie civil et financer la première phase de livraison des équipements pour la conception-réalisation de l’abattoir moderne industriel de Bamenda. Ces financements serviront aussi au démarrage de la conception-réalisation des 2 abattoirs modernes industriels de Douala et Yaoundé ainsi qu’à la formation et l’installation de deux cohortes d’au moins 250 jeunes chacune. Ils seront aussi consacrés au démarrage effectif du financement des Petites et moyennes entreprises par les établissements de microfinance, grâce à l’opérationnalisation du fonds de développement des filières, ainsi que la réception et la distribution de 360 géniteurs porcins (parentaux et grands-parentaux).
Compétitivité
Cofinancé par le gouvernement de la République du Cameroun et la Banque Africaine de Développement (BAD), le PDCVEP est l’objet de l’Accord de Prêt N°2000200003001 signé le 3 avril 2020 et ratifié par Décret N°2020/322 du 22 juin du Président de la République. L’Agence d’exécution de ce projet est le Ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales (Minepia).
Le PDCVEP se focalise sur les maillons qui entravent le bon fonctionnement des chaînes de valeur des filières ciblées et limitant leur compétitivité notamment : l’amélioration génétique, l’embouche et l’engraissement, l’abattage et la conservation, le transport, la transformation et la distribution de la viande, ainsi que l’élevage, la conservation, le stockage et la transformation du poisson.
Par ailleurs, il vise, outre la promotion de l’entrepreneuriat et la création d’emplois en faveur des jeunes diplômés, à répondre aux préoccupations liées à la modernisation de l’appareil productif. Le PDCVEP dispose de trois composantes à savoir le développement des infrastructures nécessaires à la mise à niveau des filières, le renforcement des capacités des acteurs des trois filières et la coordination et la gestion du projet.
D’un coût total de 99,27 millions d’euros, soit 84 millions d’euros sous forme de prêt auprès de la Banque Africaine de Développement (BAD) et 15,27 millions d’euros au titre de la contrepartie du Gouvernement Camerounais. Le PDCVEP couvre 3 filières à savoir la filière bovine, porcine et piscicole.
L’approche par les chaînes de valeur a été retenue afin de renforcer la productivité et la compétitivité de ces filières, avec l’implication du secteur privé à caractère commercial, industriel et bancaire, tout en offrant des opportunités de création d’entreprise au profit des jeunes diplômés précisément.
Le PDCVP couvre les Dix régions et les principaux bénéficiaires sont les éleveurs, les pisciculteurs, les producteurs et vendeurs d’intrants, les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur qui sont formés et installés comme chef d’entreprise ; les structures de types coopératif ou mutualiste, les PME, ainsi que les jeunes diplômés impliqués ou souhaitant se lancer dans ces filières d’élevage et disposant d’un plan d’affaires bancable.
Réaction
« Globalement, le projet évolue malgré les difficultés qui sont classiques pour ces genres de projets multidimensionnels avec près d’une dizaine de partenaires qui sont impliqués dans la mise en œuvre. »

Nous avons également signé plusieurs contrats de travaux pour les centres d’insémination artificielle pratiquement 21 centres dont 13 sont en cours, nous avons signé des contrats pour des centres d’embouches. Au niveau des ranchs de la Sodepa nous avons trois. Nous avons également l’appui technique du Feicom, réalisé pratiquement 17 marchés de viande et de poisson qui ont été réceptionnés à travers le territoire. Il y en a 8 qui sont en cours de réalisation.
Globalement, le projet évolue malgré les difficultés qui sont classiques pour ces genres de projets multidimensionnels avec près d’une dizaine de partenaires qui sont impliqués dans la mise en œuvre. Nous avons eu des instructions que l’unité de coordination s’occupe davantage de la finalisation des contrats, pour les abattoirs industriels de Douala et de Yaoundé.
Ça va être notre principale préoccupation, finaliser les marchés pour les abattoirs industriels de Douala et de Yaoundé et suivre l’état d’avancement de la construction de l’abattoir de Bamenda.
A côté de ces abattoirs industriels nous avons également les voies d’accès entre 2, 5 km et 3 km, qui doivent être évalués par les cabinets d’études, Bamenda est terminé et nous sommes en train de négocier avec des cabinets qui vont être recrutés pour Douala et Yaoundé et pour nous assurer que l’accès à ces abattoirs industriels soient des voies aménagées et bien évidemment il y a l’aménagement des écoles qui sont autour de ces abattoirs particulièrement à Bamenda et à Douala.
Donc le comité de pilotage a beaucoup insisté que nous mettons beaucoup d’efforts dans la construction de l’abattoir industriel de Bamenda pour lequel le contrat est déjà signé et que nous accélérons davantage la passation des marchés pour l’abattoir de Douala et celui de Yaoundé.

