Warning: Undefined variable $ub in /home/lecoju5623/public_html/wp-content/plugins/advanced-page-visit-counter/public/class-advanced-page-visit-counter-public.php on line 148

Warning: Undefined variable $ub in /home/lecoju5623/public_html/wp-content/plugins/advanced-page-visit-counter/public/class-advanced-page-visit-counter-public.php on line 160
SND 30: le Cameroun enregistre une croissance positive de 3,4% entre 2020 et 2025 malgré des retards dans l’atteinte des objectifs fixés - l'ecojudiciaire
SND 30: le Cameroun enregistre une croissance positive de 3,4% entre 2020 et 2025 malgré des retards dans l’atteinte des objectifs fixés

SND 30: le Cameroun enregistre une croissance positive de 3,4% entre 2020 et 2025 malgré des retards dans l’atteinte des objectifs fixés

A en croire le Ministre de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey qui a fait le bilan de mi-parcours, lors de la session du Comité de suivi-évaluation de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030, le 12 décembre 2025 à Yaoundé, cette performance, bien qu’en retrait par rapport au scénario de la SND 30, est liée à un enchaînement des crises multiformes qu’a connu le Cameroun tant sur le plan international que national. Pour la deuxième phase de mise en œuvre de la SND30, le Minepat a rassuré sur le maintien de la dynamique structurelle amorcée à l’effet de procéder au rattrapage des écarts de performance causé par les chocs subis par l’économie camerounaise.

Destin André Mballa

De 2020 à 2025, le Cameroun a enregistré une croissance moyenne annuelle de 3,4%. Le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey a fait une évaluation à mi-parcours. C’était lors de la session du Comité de Suivi-Évaluation de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de Développement 2020-2030 qu’il a présidé le 12 décembre 2025 à Yaoundé.

Au cours de ces travaux, le Minepat Alamine Ousmane Mey a reconnu que cette croissance est en régression par rapport au scenario de la SND30. Car, le Cameroun a lancé la SND 30 en 2020 dans un contexte de crise internationale et nationale. Cette instabilité a conduit à de fortes incertitudes avec des conséquences néfastes sur la dynamique de l’économie mondiale.

Mais le Cameroun s’est montré résilient et poursuit inlassablement ses efforts de développement qui aujourd’hui ont entraîné la baisse progressive de l’inflation et facilité l’installation de plusieurs projets industriels dans les filières stratégiques, ainsi qu’une transformation structurelle de l’économie soutenue par le Programme d’Impulsion initiale (P2I) et le Programme Intégré d’Import Substitution Agropastorale et Halieutique (PIISAH).

Cette évaluation à mi-parcours de la SND30 révèle d’importants progrès sur le plan social, au niveau de l’éducation et la formation, dans le domaine de la santé, des infrastructures, et de la gouvernance, sur une période de 5 ans.

Dans les détails, on apprend qu’au plan social, l’Etat camerounais a consenti d’importants efforts pour préserver le pouvoir d’achat des populations afin d’apaiser les tensions inflationnistes liées au contexte de crises sus-évoquées.

Le relèvement du SMIG, du salaire des fonctionnaires et agents de l’Etat, le maintien à des niveaux raisonnables de la subvention des prix à la pompe. S’agissant de l’accès des populations à l’eau potable, on observe le déploiement d’un ensemble d’initiatives pour renforcer les infrastructures hydrauliques et améliorer l’accès à l’eau potable.

La 5e enquête camerounaise auprès des ménages (ECAM5) réalisée en 2022 par l’Institut National de la Statistique, indique que la proportion des ménages ayant accès à l’eau potable a désormais franchi les 80% contre 61% en 2014 (ECAM). Pour ce qui est de l’accès des ménages à l’électricité, le taux d’accès d’environ65% en 2020 est estimé 74,0% en 2024.

Le plan de l’éducation et de la formation le taux d’achèvement du primaire, selon les statistiques du Minedub est passé de 71,1% en 2020 à 80,7% en 2024. Pour le secondaire, en vue d’améliorer le taux de scolarisation au premier cycle évalué autour de la 47,5%, d’après les statistiques du Minesec. Plus de 220 établissements ont été créés sur la période 2020-2024.

Au niveau de l’enseignement supérieur, l’offre s’est considérablement densifiée notamment avec la création, en janvier 2022, par décret présidentiel de trois nouvelles universités d’Etat (Bertoua, Garoua, Ebolowa). Ce qui permet désormais de couvrir chacune des régions par au moins une université d’Etat.

Concernant la santé publique, la carte sanitaire s’est enrichie de six 6 hôpitaux publics de référence à Ebolowa, Bafoussam, Garoua, Bertoua, Maroua et Ngaoundéré nouvellement construits.

La couverture santé universelle a été officiellement lancée en 2023 avec plus de 3.900.000 personnes enregistrées au premier trimestre 2025 dans les sept régions déjà couvertes (Extrême-Nord, Nord, Adamaoua, Sud, Est, Nord-Ouest et Sud-Ouest). Un avant-projet de loi en faveur de la CSU a également été préparé.

S’agissant des infrastructures, le linéaire de réseau routier bitumé sur la période 2020-2024 est évalué à plus de 2040 km. Sont concernés, les projets autoroutiers Yaoundé-Nsimalen (Section rase campagne), Yaoundé-Douala (Phase I), Kribi-Lolabé. Quant à l’énergie électrique, la capacité installée passe de 1516MW en 2020 à 2170 MW en 2025. Y ont contribué le barrage réservoir de Lom Pangar et le barrage hydroélectrique de Nachtigal. En matière portuaire, la deuxième phase du Port autonome de Kribi est en cours de finalisation.

Au niveau de la gouvernance, le Gouvernement a conclu de manière satisfaisante son programme économique et financier soutenu par le Fonds Monétaire International, la Banque mondiale. Les réformes des finances publiques se poursuivent.

Au titre de la décentralisation, on note l’effectivité des transferts de compétences et de ressources associées aux collectivités territoriales décentralisées. La dotation Générale de la Décentralisation est notamment passée de 28,2 milliards Fcfa en 2021 à 303,5 milliards Fcfa en 2025.

Par ailleurs, l’Etat veille à la reconstruction des zones sinistrées du fait des crises sécuritaires dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et la région de l’Extrême-Nord. C’est le cas des régions du Nord-Ouest, Sud-Ouest avec le PPRD et la région de l’Extrême-Nord le PSRDREN où des progrès substantiels ont été également enregistrés.

Défis majeurs

Malgré ces efforts déjà consentis, et pour ratrapper le retard dans l’atteinte des objectifs dans la SND30, le Minepat a reconnu que beaucoup de défis majeurs sont encore à relever pour obtenir des performances plus éloquentes au terme de la deuxième phase de la mise en mise en oeuvre de la stratégie nationale qui dure également 5 ans.

En matière de finance publique, le gouvernement entend trouver une bonne trajectoire de consolidation budgétaire à suivre pour aller vers l’émergence et promouvoir un budget général de l’Etat approprié aux investissements.

Il sera aussi question durant cette deuxième phase de poursuivre des efforts de discipline budgétaire et assurer une gestion plus efficace de la dette intérieure, optimiser la gouvernance des entreprises publiques. De manière globale, améliorer la notation souveraine du pays et CPIA est un défi majeur.

Il faudra selon Alamine Ousmane Mey améliorer la compétitivité et l’attractivité du Cameroun avec des infrastructures de qualités. A cet effet, renforcer la dynamique de développement des infrastructures notamment dans les domaines de transport et de l’électricité pour atteindre les cibles attendues en 2030 en perspective de l’émergence.

Un développement qui doit s’opérer en parallèle avec les exigences d’efficience et de fonctionnalité des infrastructures existantes. Une urbanisation maîtrisée est essentielle pour l’amélioration de façon durable de la qualité de la vie.

Principalement dans les villes de Douala et Yaoundé. S’agissant de l’industrialisation, le gouvernement va au cours de cette deuxième phase poursuivre la promotion de l’initiative privée. Il est question à cet effet d’en faire le moteur d’une croissance forte durable et inclusive. A cet égard, il faudra consolider la dynamique de projets industriels observée sur la période 2020-2025.

Il sera question de mettre à profit la Société nationale d’investissement (SNI) dans sa nouvelle forme. Il sera également question de valoriser le nouveau cadre d’incitation à l’investissement au Cameroun. L’opérationnalisation de l’Agence de Promotion des Zones Economiques (APZE), la mise en œuvre du programme d’impulsion initiale (P2I-SND 30), le développement du projet de zone industrielle intégrée au port de Kribi (ZIIPK) et la réhabilitation de la Sonara devraient y contribuer.

Dans le secteur du développement rural, la souveraineté et la sécurité alimentaires doivent rester au cœur des préoccupations. Il s’agira de renforcer l’intégration des chaînes de valeur dans les filières prioritaires. Dans cet élan, la poursuite de la mise en œuvre du plan intégré d’import-substitution agro pastoral et Halieutique (PIISAH) prescrit par le Chef de l’Etat est indispensable. La mise à l’échelle des opérations est fortement indiquée. Il s’agira de la promotion et l’installation des grandes exploitations dont notamment le projet plaine centrale ;

En matière d’éducation et de formation, les efforts doivent se poursuivre dans le cadre de la mise en œuvre du pacte de partenariat soutenu par le Global partnership for education. Cette démarche est adossée à la stratégie sectorielle de l’éducation en faveur de l’orientation vers les formations techniques et scientifiques dans le cadre du STEM et de la stratégie de développement des compétences ;

En matière de santé, il s’agira de consolider la stratégie et le plan opérationnel de la couverture santé universelle. Le panier des soins, le cadre légal et réglementaire doivent être davantage précisés. S’agissant de l’emploi des jeunes, compétences et employabilité doivent orienter l’action. L’accompagnement, l’encadrement technique et financier sont des questions prioritaires.

Enfin au niveau du pilotage, le gouvernement promet de veiller constamment à la cohérence des actions de développement et à leur alignement stratégique sur les objectifs de la SND 30. Il s’agira entre autres de renforcer le contenu stratégique des programmes ministériels et l’implication des partenaires techniques et financiers dans le cadre de la mise en œuvre de la SND 30. Agilité et flexibilité seront nécessaires pour un pilotage réussi au regard de l’instabilité de l’environnement.

En rappel, à la suite du Document Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE), la stratégie nationale de Développement SND 30 a été adoptée. Elle vise à favoriser une croissance forte et durable, une prospérité partagée, pour un développement inclusif tout en préservant les chances des générations futures.

La SND30 repose sur quatre principaux piliers à savoir la transformation structurelle de l’économie, le développement du capital humain et du bien-être, la promotion de l’emploi et l’insertion économique, la gouvernance, la décentralisation et la gestion stratégique de l’Etat. Pour une mise en œuvre opérationnelle efficace, la SND 30 se déploie à travers sept stratégies sectorielles. Il s’agit du secteur des infrastructures, du secteur rural, du secteur des industries et services, du secteur de l’éducation et de la formation, du secteur de la santé, du secteur des services sociaux et de la protection sociale ainsi que du secteur de la gouvernance.

CATEGORIES
TAGS
Share This

COMMENTS

Wordpress (0)
Disqus ( )